La première cuisson d’Olaf

Vous souvenez-vous de l’été dernier où bourdonnait chez Bouillons le nom d’un certain Olaf ? L’ automne et l’hiver sont ensuite arrivés, accompagnés de leurs fraiches températures. Notre cher four est alors resté bien au chaud à l’atelier. L’apparition des premiers bourgeons a ébroué les dernières poussières de l’hiver et réveillé Olaf pour célébrer son premier printemps.

Chloé aux manettes des caméras et appareils photos !

La préparation de la cuisson

Pour alimenter le feu qui permettra de cuire les pièces d’argile, nous avons fendu menu menu tout un stère de bois avec nos gros bras. Il faudra six heures durant nourrir les flammes de ces bûchettes d’épicéa avec l’espoir de pouvoir atteindre les mille degrés. Pour perdre le moins de chaleur possible la double paroi du four a été comblée d’un mélange réfractaire composé d’argile sèche et de cendres. Toutes les jointures d’Olaf ont ensuite été scellées par un torchis que nous avons préparé en mêlant à de l’argile des cendres et de la paille.

Pour les cuissons au bois, il est recommandé d'utiliser un bois résineux fendu en très fines bûchettes.

Pour les cuissons au bois, il est recommandé d’utiliser un bois résineux fendu en très fines bûchettes. Pendant qu’une partie de l’équipe nourrissait le feu, d’autres préparaient le festin.

Toutes les jointures d’Olaf ont ensuite été scellées par un torchis que nous avons préparé en mêlant à de l’argile des cendres et de la paille. Une fois le four assemblé, à vos marques, prêt, feu …feu…feu !!!

Application d’un torchis composé de terre-cendre-paille pour boucher toutes les potentielles pertes de chaleur.

Les premières flammes

Très vite (un peu trop ?) les températures ont atteint les 100 degrés, puis les 200 et puis … et puis l’ascension s’est ensuite avérée plus rude. Les braises s’accumulaient dans l’alandier, nous n’avions pas prévu d’en avoir tant et donc pas conçu de système pour les évacuer.

Pour monter en température, il faut des flammes, beaucoup de flammes, qui viennent lécher les céramiques dans le foyer et transformer l’état de leur matière. Les températures avec de grandes difficultés ont atteint les 300 degrés. Nous rendant à l’évidence que nous ne pourrons pas monter beaucoup plus haut sans modifier le tirage d’Olaf, agrandir sa chambre de cuisson d’un étage et percer son fond, nous avons préféré arrêter d’alimenter le feu et nous réjouir de tous les enseignements offerts par cette première cuisson. Car ce n’est que le début d’une longue longue longue histoire … Olaf a encore toute une vie de four à mener.

 

Merci !

Un grand merci à Issam pour nous avoir accueilli dans son très beau jardin après avoir fendu beaucoup de bois avec nous. Merci Gilles pour toutes tes nourritures, en bois pour Olaf et en savoir pour Bouillons. Merci Marie-Lucie, Maud et Léonie pour vos précieux conseils de céramiste. Merci, merci, merci les copain.e.s d’être venu veiller ce premier feu de printemps.

Merci les ami.e.s !!!

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